Chants
rainhead · CC-BY (Xeno-canto)
anhingas · CC-BY (Xeno-canto)
En bref
- Famille : Pandionidés
- Statut : Nicheur migrateur
- Habitat : Zones Humides
- Alimentation : Poissons
- Rareté : Peu commun
- Statut UICN : LC — Préoccupation mineure
Habitat
Lacs, rivières et étangs poissoneux ; côtes
Comment l'identifier
Grand rapace à longues ailes étroites, coudées en vol — la silhouette en « M » vue de face est caractéristique. Taille proche de la Buse variable, mais port bien différent.
Dessus brun foncé uniforme, dessous blanc avec un collier brun plus ou moins marqué sur la poitrine. Tête blanche avec un large masque brun sombre partant de l'œil vers la nuque. L'œil jaune vif ressort nettement. Serres puissantes et pattes emplumées jusqu'au tarse, adaptées à la saisie du poisson.
En vol, les primaires sombres contrastent avec le dessous des ailes majoritairement clair, et le poignet montre une tache sombre caractéristique. C'est le seul grand rapace européen que tu verras régulièrement plonger les pattes en avant dans l'eau pour capturer un poisson.
Reconnaître son chant
Chant
Série de sifflements plaintifs et nasillards, montants ou descendants, émis depuis le nid ou un perchoir élevé : *tyip-tyip-tyip* ou *kew-kew-kew* répétés. Le mâle chante surtout au printemps lors des parades nuptiales au-dessus du site de nidification.
Cri
À l'approche d'un intrus ou lors d'un kleptodérobement, il lance un cri d'alarme plus aigu et précipité, une série rapide de notes sifflées *ouik-ouik-ouik*, parfois prolongée en criaillements perçants. En dehors de la reproduction, le balbuzard est généralement silencieux.
Le savais-tu ?
Seul rapace diurne à posséder un doigt totalement réversible, le balbuzard peut orienter deux doigts vers l'avant et deux vers l'arrière au moment de l'impact, comme les chouettes et hiboux. Ses serres sont en plus couvertes de spicules, de minuscules épines cornées absentes chez tous les autres rapaces diurnes, qui lui permettent de maintenir un poisson vivant et glissant. Selon la LPO, l'espèce avait disparu de France continentale comme nicheuse au milieu du XXe siècle ; sa réinstallation en forêt d'Orléans à partir des années 1980 est le fruit d'un programme de réintroduction qui a duré plusieurs décennies.
Il fréquente exclusivement les abords de grands plans d'eau, lacs, fleuves, étangs et réservoirs, où il chasse en solitaire. Les juvéniles migrent seuls vers l'Afrique subsaharienne dès leur premier automne, sans avoir suivi leurs parents, guidés uniquement par des repères innés.
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