Loriot d'Europe
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Loriot d'Europe
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Loriot d'Europe
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Loriot d'Europe
Photo : carnifex · CC-BY (iNaturalist)

Chants

twan3253 · CC-BY (Xeno-canto)

jmillsand · CC0 (Xeno-canto)

En bref

Comment l'identifier

Oiseau de la taille d'un merle, au bec rose-rouge robuste et légèrement crochu — trait commun aux deux sexes et immédiatement distinctif dans la canopée.

Adulte mâle

Corps jaune vif contrastant avec des ailes et une queue noires, et un lore noir reliant l'œil au bec. Impossible à confondre en Europe.

Adulte femelle

Dessus vert-olive terne, dessous jaunâtre finement strié de brun sur la poitrine et le ventre. Les ailes restent brun foncé. Le bec rose-rouge reste le meilleur repère pour l'identifier parmi les passereaux verdâtres de la canopée.

Juvénile

Semblable à la femelle, mais le bec est plus sombre et la strie sous-oculaire moins nette. Le dessous strié sur fond crème pâle aide à l'éliminer face à d'autres espèces verdâtres.

Reconnaître son chant

Chant

Phrase flûtée de deux à quatre notes, sonore et portante, souvent transcrite « didiou » ou « diou-diou ». Le timbre rappelle une flûte tropicale — chaud, légèrement voilé. Le mâle chante depuis la canopée au printemps et en début d'été, souvent invisible malgré le volume.

Cri

Un cri d'alarme rauque et nasillard, très différent du chant : un « krëë » ou « wèè » grinçant, presque de geai. Il trahit souvent la présence de l'oiseau avant qu'on ne le localise visuellement.

Le savais-tu ?

Selon la LPO, le nid du Loriot est une construction remarquable : un hamac de fibres végétales, crins et toiles d'araignée, tissé et noué autour de deux branches de façon à se balancer sans jamais se décrocher. Sa solidité est telle qu'il tient tout l'hiver après la saison de reproduction — et les adultes reviennent souvent nicher sur le même territoire, parfois au nid de l'année précédente. Son nom latin, Oriolus, dérive du latin médiéval loriolus, lui-même issu de aureolus, « petit doré » : le plumage du mâle était déjà une évidence avant les premiers ornithologues.

Il fréquente les forêts de feuillus claires, les ripisylves et les vieux vergers, toujours en hauteur dans la canopée. Migrateur strict, il arrive en France fin avril et repart dès août vers l'Afrique subsaharienne. Son régime mêle insectes — dont des chenilles velues que peu d'oiseaux acceptent — et fruits mûrs en fin d'été.

Aller plus loin

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