Martinet noir
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Martinet noir
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Martinet noir
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Martinet noir
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Chants

gijsroaming · CC-BY (Xeno-canto)

gianni_del_bufalo · CC-BY (Xeno-canto)

En bref

Comment l'identifier

Silhouette inconfondable en vol : corps fuselé, ailes longues et falciformes (en forme de faucille), queue fourchue mais moins profondément que celle de l'Hirondelle rustique. Plus grand et plus sombre que les hirondelles, avec lesquelles il partage souvent le ciel urbain.

Le plumage est brun-noir uniforme sur toutes les parties, à l'exception d'un menton blanchâtre pâle, difficile à voir en conditions normales. Aucun contraste marqué sur les ailes ou le dessous du corps, contrairement au Martinet à ventre blanc qui montre un ventre nettement blanc.

En vol, il alterne des battements d'ailes rapides et rigides avec de longs planés, les ailes parfois arquées vers le bas — une allure caractéristique que ne reproduit aucune hirondelle européenne.

Reconnaître son chant

Le cri du martinet noir est l'un des sons les plus caractéristiques des étés urbains : un cri perçant et strident, transcrit *sriii* ou *srreee*, lancé en vol à pleine vitesse. Les groupes en chasse forment des « parties » bruyantes où plusieurs individus se poursuivent en criant simultanément, produisant une cacophonie aiguë reconnaissable entre toutes. Ce cri s'entend surtout du crépuscule jusqu'à la nuit tombée, quand les martinets effectuent leurs rondes à grande vitesse autour des bâtiments. Le martinet ne chante pas à proprement parler : ce cri de contact et d'excitation sociale est sa seule production vocale notable.

Le savais-tu ?

Le martinet noir passe la quasi-totalité de sa vie en vol — y compris la nuit. Ce sommeil en altitude a été documenté scientifiquement grâce à des enregistreurs embarqués, confirmant ce qu'observaient déjà des pilotes durant la Première Guerre mondiale. Selon la Vogelwarte suisse, l'ornithologue Emil Weitnauer fut l'un des premiers à étudier rigoureusement cette vie aérienne permanente. Un jeune qui quitte son nid peut ne pas se reposer avant deux ou trois ans, le temps d'atteindre la maturité sexuelle. Son nom latin *Apus apus* vient du grec *apous*, « sans pieds » : les Anciens ne le voyant jamais se poser, ils croyaient qu'il n'en avait pas.

Il niche dans les cavités urbaines — joints de façades, clochers, toitures — et revient chaque année au même emplacement. Il chasse en vol des insectes portés par les courants, et migre dès juillet-août vers l'Afrique subsaharienne, bien avant la fin de l'été.

Aller plus loin

Apprends à reconnaître : Martinet noir

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